Être endeuillé

Se reconnecter au mouvement du vivant
Il y a ce qui s’est arrêté
Ce qui n’est plus
Une présence qui ne nous accompagne plus, une relation qui a pris fin, une manière d’être qui ne trouve plus sa place, une identité qui vacille, des repères qui ne nous soutiennent plus comme avant.
Parfois, nous avons le sentiment d’avoir perdu un allié, un pilier dans notre vie. Quelqu’un qui soutenait notre structure, notre manière d’habiter le monde, de nous sentir exister et de nous tenir debout.
Alors, quelque chose s’effondre. Ce qui nous semblait solide devient fragile. Ce qui nous tenait vacille. Et nous voilà face à un espace que nous ne savons plus comment habiter.
Mais le vide n’est pas un vide. C’est un espace à remplir de soi, de présence à soi, de présence au vivant.
Nous continuons d’exister dans cet espace.
Avec ce qui tremble, ce qui est vulnérable, ce qui ne sait plus comment avancer.
Oser être avec cette vulnérabilité, dans l’intime de soi-même.
Oser la partager avec l’autre, si nous le sentons. Être présent à ce qui est, à ce qui s’effondre, sans chercher à réparer trop vite, sans vouloir retrouver immédiatement un sol familier.
Peut-être est-ce aussi dans cette fragilité que quelque chose d’essentiel se révèle. Une sensibilité plus fine à soi, aux autres, à ce qui se joue dans nos relations. Une écoute qui, peu à peu, peut devenir une force et nous accompagner tout au long de notre vie.
Et si cet espace pouvait devenir le lieu d’une rencontre avec ce qui, en nous, demeure un appui ? Aller à la rencontre de notre pilier intérieur, de notre structure, de notre ancrage. Retrouver ce qui nous tient et ce à quoi nous tenons.
La vie est faite de mouvements.
Quelque chose vient, quelque chose part. Nous traversons des pertes, mais aussi des découvertes, des richesses insoupçonnées, des élans nouveaux. Comme une vague qui avance, se retire et revient autrement.
Entre ces mouvements, quelque chose peut demeurer. Un ancrage, une présence à soi, une capacité à rester en contact avec ce qui nous traverse, même lorsque le paysage intérieur change.
Dans mon approche de Gestalt-existentielle, il ne s’agit pas de suivre des étapes, de forcer un mouvement ou de retrouver la vie d’avant. Il s’agit de prendre le temps de rencontrer notre expérience, d’être attentif à ces mouvements intérieurs de perte et de richesse, à ce qui se défait et à ce qui cherche à émerger.
Comment nous reconnecter au désir du vivant de vivre ?
Comment retrouver nos élans intérieurs, ces élans qui se sont peut-être arrêtés, et rejoindre à nouveau le mouvement de la vie ?
Être endeuillé, c’est aussi apprendre à habiter autrement son existence.
C’est pouvoir reconnaître ce qui n’est plus, sans perdre le contact avec ce qui demeure vivant. C’est laisser coexister la peine et la joie, l’effondrement et l’élan, l’absence et la présence.
C’est cet espace que je souhaite ouvrir avec vous.
Si cette exploration résonne en vous, je vous invite à me contacter, que ce soit pour un accompagnement individuel ou pour découvrir le stage Être endeuillé.




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