top of page

L’entre-deux. Entre ce qui nous a construits et ce qui cherche à naître

13 oct.
3 min de lecture

Il y a des moments dans l’existence où nous avons besoin d’un entre-deux.


Un espace pour nous déposer, reprendre souffle, nous ressourcer. Un temps où nous n’avons pas immédiatement à décider, à comprendre, à agir ou à répondre aux attentes du monde.

Un espace où nous pouvons simplement être là, avec ce qui nous traverse, ce qui nous habite, ce qui cherche à se dire.

L’entre-deux est aussi un lieu de rencontre. Avec soi-même, avec l’autre, avec le monde. Un espace vivant qui ne m’appartient pas entièrement et qui ne t’appartient pas entièrement non plus.

Quelque chose s’y crée, quelque chose se révèle, quelque chose peut nous déplacer.

Mais il existe un autre entre-deux, parfois plus inconfortable.

Celui où nous sentons que nous ne pouvons plus tout à fait continuer comme avant, sans savoir encore comment vivre autrement.

Une part de nous aspire à un changement, à davantage de liberté, de vérité, de présence. Une autre reste attachée à ce qui est connu, même lorsque cela nous fait souffrir.

Car ce qui nous retient a souvent eu une raison d’être. Nos protections, nos adaptations, nos loyautés nous ont permis de tenir, de préserver des liens, de trouver notre place et de traverser des moments difficiles.

Comment alors quitter ce qui nous a protégés sans nous sentir en danger ? Comment oser un autre chemin lorsque nous ne savons pas encore ce qui nous attend ?

Peut-être avons-nous besoin de cet entre-deux pour ne pas avoir à choisir trop vite entre rester et partir, entre conserver et abandonner, entre ce que nous avons été et ce que nous pourrions devenir.


Un espace pour écouter nos contradictions, reconnaître nos peurs, retrouver nos appuis et découvrir ce qui cherche à vivre autrement.


En thérapie, cet entre-deux peut devenir un lieu d’exploration et d’expérimentation. Un espace où nous pouvons nous rencontrer sans devoir nous corriger, accueillir ce qui a été sans y rester enfermés, et nous approcher progressivement de nouvelles possibilités d’être.


Il ne s’agit pas de forcer le passage ni de renoncer à tout ce qui nous a construits. Il s’agit de pouvoir choisir, peu à peu, ce que nous souhaitons continuer à porter et ce que nous sommes prêts à laisser se transformer.

Parfois, le premier pas ne consiste pas encore à changer.

Il consiste à sentir que le changement est possible.


À découvrir que nous disposons d’appuis, de ressources et de relations sur lesquels nous pouvons nous soutenir.

À nous autoriser à ne pas savoir exactement où nous allons, tout en commençant à nous rapprocher de ce qui nous semble plus juste, plus vivant, plus accordé à nous-mêmes.

L’entre-deux n’est alors ni un vide à combler ni une attente à écourter.

C’est un espace à habiter.

Un espace où nous pouvons respirer, nous rencontrer, nous laisser toucher et retrouver notre capacité à choisir.


Un espace où, sans savoir encore ce qui va naître, nous pouvons commencer à lui faire une place.



Et si vous souhaitez, vous aussi, explorer cet espace où ce qui émerge peut être accueilli sans être immédiatement transformé, je vous invite à me contacter.


Que ce soit dans un accompagnement thérapeutique individuel ou dans le cadre d’un accompagnement d’équipe ou institutionnel, cet espace peut devenir un lieu où la personne, la relation et ce qui se joue peuvent trouver leur juste place.





 

Commentaires


Recevez les prochains articles directement dans votre boîte mail

bottom of page