Faire Silence et Entendre
- valerie albert
- il y a 11 minutes
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Oui, faire silence, être dans l’intention de l’écoute, de la présence à l’autre, à ce qui se vit, là, maintenant.
Une intention de faire silence, de revenir à soi, dans un espace, même furtif, où le vide devient un espace d’écoute et de bienveillance, pour être avec.
Prendre la responsabilité de se prendre par la main et de se ramener à cet endroit, car nous ne pouvons faire l’impasse que cela passe par soi, par nous, par l’autre, par la relation.
Un chemin que nous cheminons à deux en séances, de soi à soi, de soi vers l’autre, de soi vers la relation, dans cet espace entre où se révèlent l’indicible, l’insurmontable, l’horreur, la magnificence de l’expérience marquée dans la chair, dans les cellules, dans la mémoire et dans l’inconscient de l’humanité des personnes que je reçois en consultation.
Faire le silence pour que la conscience du processus en cours émerge et livre le mot, le regard, le mouvement qui invite l’autre à se dire, à nommer, à oser…
Dans ma pratique, s’offrir le présent de ce silence qui, enfin, peut-être un espace de respiration suspendu où la souffrance, la finitude, la solitude, se transforment en douceur, en éternité, en présence.
Même si ce n’est qu’une seconde, qu’une minute, ce temps restera inscrit dans la relation à soi, à l’autre, au monde, dans l’alliance thérapeutique.
Et peut-être que dans l’humilité de ce silence, nous découvrons que tout est là… et nous porte au-delà de nos étiquettes de professionnel, à un silence bien plus vaste où tout est dit.



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