Derrière le hurlement : entendre l’appel à exister
- valerie albert
- 24 févr.
- 1 min de lecture

J’entends ton cri comme un désir de vivre. La violence de ton énergie comme une envie d’exister.
Même si ta brutalité se dirige parfois vers moi, je reste là pour te soutenir et t’aider à réguler ces émotions intenses.
Je les entends comme un appel à exister, un appel de détresse pour être vu, pour que l’on voie la blessure qui est là.
J’entends le cri au-delà du cri. Derrière le désespoir : le désir. Derrière la rage : l’élan.
Dans ton cri, j’entends la puissance de ton existence et tous les rejets traversés qui appellent à être reconnu.
Oui, je suis ébranlée. Oui, cela me reconnecte à mes propres violences et rejets. Et pourtant, plus je reste là, avec toi et avec moi, pour que quelque chose se transforme.
J'entends des voix extérieurs me dire : « N’accueille pas ceux qui hurlent. Protèges toi »
Tu n'as pas à vivre cela.
Et pourtant…
Accueillir celui qui se montre dans ce qui est dur, violent, inacceptable, c’est un cadeau. Un cadeau pour rencontrer la puissance en nous : accompagner, soutenir, rester.
Une présence à la fois
Une violence à la fois.
Et peut-être, peu à peu, un peu plus de douceur dans le monde


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