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De la souffrance de vivre au sens d’exister

Redonner du sens à l’expérience vécue


Dans ce texte, je parle du passage, de cet endroit fragile où la souffrance n’a plus besoin d’être expliquée mais accueillie autrement.


Je parle de la quête de sens quand le corps, le cœur et l’âme disent trop fort la douleur, et de ces instants où, sans résoudre ni comprendre, quelque chose du vivant peut à nouveau se frayer un chemin.


Je parle de cette respiration possible, même infime, qui permet de quitter un instant l’identité de la souffrance pour goûter la joie d’exister, ici et maintenant.





Il n’est pas d’explication à donner mais peut-être du sens à trouver dans la souffrance de l’être exprimé dans le corps, dans le cœur, dans tout l’être.


Offrir à la personne en recherche de sens, qui demande des pourquoi, des à cause de quoi, se centrant sur une causalité, lui proposer d’aller ailleurs, de regarder depuis un espace où elle n’est pas la maladie, elle n’est pas la souffrance.


Lui offrir un espace de respiration pour tourner la tête, regarder ailleurs, oser un mouvement du corps, de l’âme, qui lui offrira de se connecter à plus vaste, à cet autrement si ardemment désiré.


Se décoller de cette souffrance, de ce mal-être, juste un instant, le temps d’une séance, d’une rencontre, et respirer là où c’est douloureux.


Offrir un espace pour que la personne puisse ne plus être ce qu’elle pense, ce à quoi elle s’accroche depuis tant d’années, pensant qu’elle est cela.


Offrir un temps pour que oser le VIVANT, joyeux, paisible, donne du sens à ce qui se vit ici et maintenant, et retrouver la responsabilité de revenir à ce qui la fait se sentir vivante, un instant.


Et lorsque cela arrive, et que l’on s’approche du sens sans l’expliquer, la peur que cela ne parte émerge, comme si l’être ne s’accordait pas le bien-être, un temps suspendu de bonheur.


Et si la souffrance revenait ?

Et si ma douleur revenait ?


"J’ai peur d’avoir touché le vivant et qu’il s’en aille à nouveau, que je me renferme de nouveau dans cet espace de souffrance."

Et inlassablement, dans notre désir de vivre, la vie est plus grande et nous rappelle que c’est le désir de la rencontrer qui nous anime, mais peut-être pas celui de l’atteindre.


Aucun objectif

Laisser être

Laisser exister



Et si le sens naissait d’un autre regard, d’un autrement qui permet d’être avec ce qui se vit ?

 



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